MÉNOPAUSE ET FUITES URINAIRES : EN PARLER SANS HONTE

Il existe des sujets dont les femmes parlent facilement. Et puis il y a ceux que nous gardons pour nous, par gêne, par peur du regard des autres ou simplement parce que nous pensons être les seules à les vivre.
Les fuites urinaires en font partie.
On parle souvent de la ménopause à travers les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil, la fatigue ou les changements d’humeur. Pourtant, cette période peut également s’accompagner de transformations beaucoup plus intimes : sécheresse vaginale, envies plus fréquentes d’uriner, besoins soudains et pressants ou pertes involontaires d’urine.
Il est temps d’en parler naturellement et sans honte.
JE VAIS LE DIRE SIMPLEMENT : OUI, CELA M’EST ARRIVÉ
Il m’est déjà arrivé de rentrer chez moi avec une envie très pressante d’uriner, de ne pas réussir à atteindre les toilettes à temps et de devoir terminer directement sous la douche.
Autrement dit, oui, je me suis déjà fait pipi dessus.
Ce n’est pas la situation la plus élégante à raconter. Sur le moment, ce n’est ni agréable ni facile à vivre. Mais c’est précisément parce que tant de femmes n’osent pas en parler que je choisis aujourd’hui de le faire ouvertement.
Ce genre d’accident ne retire rien à notre féminité, à notre valeur ou à notre dignité.
Nos corps ont traversé des grossesses, des accouchements, des bouleversements hormonaux, des changements de poids et différentes étapes de la vie. Certaines femmes n’ont pas eu d’enfants et peuvent pourtant rencontrer les mêmes difficultés pendant ou après la ménopause.
Chaque histoire est différente, mais aucune femme ne devrait avoir honte de demander de l’aide.
TOUTES LES FUITES URINAIRES NE SE RESSEMBLENT PAS
Les pertes involontaires d’urine peuvent se manifester de différentes manières.
Les fuites urinaires à l’effort
Elles peuvent survenir lorsqu’on tousse, éternue, rit, court, saute, porte quelque chose de lourd ou réalise un autre effort physique.
La pression exercée sur la vessie peut alors dépasser la capacité du périnée et du sphincter à retenir l’urine.
Les envies urgentes
Il arrive aussi que l’envie d’uriner apparaisse brutalement et devienne presque impossible à retenir. La femme connaît l’emplacement des toilettes, essaie d’y arriver rapidement, mais l’urine commence à s’écouler avant qu’elle puisse se déshabiller ou s’asseoir.
On parle notamment d’urgence urinaire ou d’urgenturie. Lorsqu’elle provoque une fuite, elle peut correspondre à une incontinence urinaire par urgenturie.
Les formes mixtes
Certaines femmes connaissent à la fois des fuites pendant un effort et des envies urgentes difficiles à contrôler. Il peut alors s’agir d’une forme mixte.
Seul un professionnel de santé peut déterminer précisément le type d’incontinence et proposer une prise en charge adaptée.
QUEL EST LE LIEN AVEC LA MÉNOPAUSE ?
Pendant la ménopause, la diminution des hormones peut affecter les tissus de la région intime et urinaire. Certaines femmes constatent alors une sécheresse vaginale, une irritation, des envies plus fréquentes d’uriner ou une aggravation de fuites déjà présentes.
La ménopause n’est cependant pas l’unique cause possible.
Les grossesses et les accouchements, le vieillissement, la fragilité du périnée, certains efforts physiques, la constipation chronique, le surpoids, une toux persistante, certaines maladies ou certains traitements peuvent également intervenir.
C’est pourquoi il est préférable de ne pas poser soi-même un diagnostic ni de considérer ces difficultés comme une conséquence inévitable de l’âge.
LE PÉRINÉE : UNE PARTIE DU CORPS QUE NOUS CONNAISSONS ENCORE TROP PEU Le périnée est un ensemble de muscles qui soutient notamment la vessie, l’utérus et le rectum. Comme les autres muscles du corps, il peut perdre de sa tonicité ou ne plus fonctionner de manière suffisamment coordonnée.
La rééducation périnéale, réalisée avec un physiothérapeute spécialisé ou une sage-femme, peut aider la femme à mieux identifier ces muscles et à apprendre à les utiliser correctement.
Il ne s’agit pas simplement de contracter le périnée au hasard toute la journée. Un accompagnement professionnel permet de comprendre les besoins propres à chaque femme et d’éviter des exercices inadaptés.
LES FUITES URINAIRES NE SONT PAS UNE FATALITÉ
Par peur ou par honte, de nombreuses femmes organisent toute leur vie autour des toilettes. Elles évitent certaines sorties, limitent leurs déplacements, arrêtent une activité physique ou refusent des invitations.
Certaines réduisent aussi fortement leur consommation d’eau dans l’espoir d’éviter les accidents. Cette décision n’est pas toujours adaptée et peut entraîner d’autres difficultés.
Il existe différentes possibilités de prise en charge selon la cause et le type de fuite :
* une évaluation médicale ;
* la rééducation du périnée ;
* l’adaptation de certaines habitudes quotidiennes ;
* la prise en charge de la constipation ou d’une toux persistante ;
* des traitements locaux ou médicaux lorsqu’ils sont indiqués ;
* et, dans certaines situations, d’autres traitements spécialisés.
L’essentiel est de ne pas rester seule avec ce problème.
QUAND FAUT-IL CONSULTER ?
Il est conseillé d’en parler à un professionnel lorsque les fuites deviennent fréquentes, importantes, soudaines ou difficiles à gérer.
Une consultation est également importante en présence de douleur, de brûlures urinaires, de sang dans les urines, d’infections répétées, de difficultés à vider la vessie ou de tout changement inhabituel.
Un médecin, un gynécologue, un urologue ou un physiothérapeute spécialisé pourra orienter la prise en charge.
DES SOLUTIONS DE CONFORT POUR LE QUOTIDIEN
Pendant la recherche de la cause et des solutions adaptées, des protections peuvent apporter davantage de sérénité dans la vie quotidienne.
Les culottes absorbantes peuvent notamment remplacer certaines protections jetables en cas de fuites légères à modérées. Elles peuvent être utiles pour travailler, sortir, voyager ou pratiquer certaines activités avec davantage de confiance.
Elles constituent une solution de confort, mais elles ne soignent pas l’incontinence et ne remplacent pas une consultation lorsque les symptômes deviennent fréquents ou importants.
J’utilise personnellement les culottes absorbantes La Culottée et je les trouve confortables, discrètes et pratiques. Je précise en toute transparence que La Culottée est une entreprise suisse créée par ma fille.
Je suis naturellement fière de soutenir son projet, mais si je présente ses produits, c’est avant tout parce que je les utilise réellement et que j’en suis satisfaite.
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PARLER, C’EST DÉJÀ COMMENCER À SE LIBÉRER
Le renouveau féminin ne consiste pas seulement à parler de confiance, de beauté, de projets ou de nouveaux départs.
Il consiste aussi à regarder honnêtement les transformations de notre corps, à poser des questions et à chercher de l’aide lorsque nous en avons besoin.
Nous pouvons parler de ménopause, de périnée, de sécheresse intime et de fuites urinaires sans nous diminuer et sans perdre notre dignité.
Nous restons des femmes. Des femmes qui vivent, apprennent, s’adaptent et continuent d’avancer.
Et parfois, le premier pas consiste simplement à dire :
« Oui, cela m’est arrivé. Et je n’ai plus honte d’en parler. »
INFORMATIONS ET SOURCES UTILES
Hôpitaux universitaires de Genève — Incontinence urinaire de la femme :
Hôpitaux universitaires de Genève — Prévenir l’incontinence urinaire :
Organisation mondiale de la Santé — Ménopause :
Assurance Maladie — Incontinence urinaire : mécanismes, fréquence et causes :
Cet article partage une expérience personnelle et des informations générales. Il ne remplace pas un diagnostic, une consultation ni un traitement médical.


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